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Prise de vue

Prise de vue

Création d’une visite virtuelle en 360°

 

Le 360° est pour moi une approche différente qui permet de se projeter et de découvrir autrement la photo.

La première chose c’est de se demander ce que l’on veut obtenir de ses photos, pour du classique, pour du web, de la HD, du tirage papier, du pano ou encore du 360°.

Réflexions avant la prise de vue :

L’ultra grand angle sans parler de fisheye aide bien pour ce genre de réalisation mais dans des paysages immenses, le résultat reste décevant entre la vue renvoyée par l’écran LCD de l’APN et la vision réelle des étendues, il faut donc essayer de capturer l’ensemble.

La démarche suivante est de se demander comment on peut créer du fichier en haute résolution donc lourd en terme de Mo et pouvoir en proposer la visualisation au monde entier via le net bien-sur en sachant pertinemment que si la page est trop longue a charger, l’internaute n’aura pas la patiente et zappera.

Une autre contrainte non négligeable concerne la compression des fichiers JPEG, qui au fur et à mesure des traitements dans les différents softs vont irrémédiablement se dégrader au fil des enregistrements, il va donc falloir travailler autrement. L’astuce consiste a utiliser le format RAW.
Ce format est implémenté sur la plupart des APN.

C’est le format « brut de capteur » (la photo native) donc sans compression, il n’est pas exploitable directement et un RAW Canon n’est pas codé de la même manière qu’un RAW Nikon. Le codage peut même être différent pour une même marque suivant les modèles entre les gammes grand public, expert et pro.

L’application qui permet de travailler avec ces formats est fournie avec l’APN (DPP pour Canon). A partir de ce fichier natif il sera donc possible de convertir à souhait dans d’autres formats tout en conservant la qualité du RAW, mais aussi du fichier de sortie puisqu’il est régénéré.

Suivant les APN le RAW peut être très lourd, (un RAW de 25 Mo pour un JPEG de 6 Mo environ multiplié par trois si on fait du bracketing) alors il vaut mieux prévoir une ou plusieurs cartes mémoire de grande capacité.

La mise en place sur le terrain :

Il est préférable de se mettre en mode manuel ou priorité ouverture (Av pour Canon) et la fixer suivant les conditions de prise de vue.
Supérieur à F8, F9, F11 n’est pas rare, en fait, c’est suivant la profondeur de champ que l’on veut, mais il ne faut pas hésiter a fermer un peu, la vitesse d’obturation devrait  s’adapter.

Pour plus de confort par la suite, on affiche la grille dans le viseur du reflex.

Il est souhaitable de fixer la sensibilité en ISO sur 100 ou 200 voir 400, mais ne pas laisser en auto.

Il est indispensable de passer l’autofocus en mode manuel et il est judicieux de régler l’APN pour du bracketing +2 0 -2 par exemple. Il sera alors plus facile de passer en HDR (Haute résolution dynamique)

On n’oublie pas de faire la balance des blancs, mais si on fait du RAW, on pourra toujours revenir dessus.

Le trépied indispensable doit être de niveau, la rotule si possible doit être une tête panoramique et l’APN placé sur son point nodal (c’est a dire que le centre vertical de l’objectif doit être aligné par rapport au point de pivot de la rotule que l’APN soit positionné en portrait ou en paysage) et ceci pour éviter toute erreur de parallaxe.

Si ce n’est pas le cas, (question de coût) on se passe de la tête panoramique onéreuse et ce n’est pas excessivement gênant tant qu’il n’y a pas plusieurs sujets au premier plan sinon on s’expose à des soucis lors du montage.

C »est un petit peu long a expliquer, mais c’est assez rapide à mettre en place… Je continue.

Une fois la mesure d’exposition « générale » effectuée, la focale définie, la mise au point manuelle réglée et on ne touche plus après, on fixe l’ouverture. La sensibilité en ISO ayant été réglée au préalable, la vitesse d’obturation se réglera automatiquement.

Il est temps de prendre des photos :

Comme vous l’avez compris, l’idée est de faire un tour complet. Il ne reste plus qu’à prendre les photos en prenant la précaution de faire chevaucher les clichés d’au moins 20 à 30%, la grille affichée dans le viseur du reflex aidera par rapport aux repères dans le paysage.

On peut aller plus loin dans la démarche en repartant du point de départ et refaire une série en inclinant l’APN vers le haut mais toujours en faisant chevaucher les clichés aussi bien en vertical qu’en horizontal, et une série vers le bas toujours sur le même principe. (Attention aux ombres et pattes du trépied pour la série vers le bas, mais il existe de +ieurs techniques pour les rendre invisibles)

Post traitement :

Alors, maintenant, on est content, on a plein de petit morceaux de photos et va bien falloir en faire quelque chose !

Première chose avant de bricoler quoi que ce soit, il faut copier la carte sur un disque dur et faire une sauvegarde qu’on ne touchera pas sur un autre disque. C’est très important.

Si besoin on applique les corrections d’exposition, de contraste, balance des blancs, netteté, gamma, etc… et on convertit les RAW pour sortir les JPEG.

On utilise ensuite un logiciel qui va assembler les photos pour en faire un panoramique, j’hésite un peu a rentrer trop dans les détails, car sinon, j’en ai pour la nuit et 18 pages plus tard tellement il y a d’options et de possibilités, mais en général, si la préparation décrite ci-dessus a été à peu près respectée, ça se passe pas trop mal et c’est somme toute assez intuitif.

Il y a d’abord une reconnaissance des photos par le soft, qui grâce au chevauchement de ces dernières va comparer les pixels entre les clichés et donc va en établir les correspondances, c’est pour cette raison qu’il faut être assez rigoureux lors de la prise de vues.

Un projet va être construit par le logiciel et paramétré par vos soins, je vous conseille vivement d’enregistrer le projet avant de lancer le rendu.

En effet, l’application prends pas mal de ressources machine, RAM et CPU, c’est un gage de sécurité de laisser le poste travailler sans rien faire d’autre dessus (ni écran de veille, veille prolongée, anti-virus, etc…), sinon, gare aux plantages !!! C’est beaucoup de temps de préparer tout ça, alors autant mettre le max de chance de son coté surtout que le premier demandera surement quelques réglages avant un rendu correct.

Notre panoramique qui est en fait une vue 360 a plat, et pour lequel on s’est donné du mal, on commence par le sauvegarder ailleurs avant de bosser dessus.

Il est temps de passer ce panoramique dans un logiciel qui va peaufiner les réglages de saturation, luminosité, netteté, contraste, etc… de façon a obtenir un rendu agréable à l’œil. Attention à la calibration de votre écran.

On utilise ensuite un logiciel qui va prendre le panoramique et qui va rassembler les deux bouts pour en créer un 360°. Là encore, il y a pas mal d’option, concernant les projections, les options et les formats de sortie.

On peut s’amuser pas mal de temps entre les projections bicubiques, sphériques, Mercator, etc. ainsi qu’avec les différents mélangeurs, histoire de faire des essais pour un rendu optimal.

Il est possible d’aller plus loin en assemblant des panoramiques ou en créant des interactions entre eux, mais c’est beaucoup plus utilisé pour des visites virtuelles de type immobilier ou techniques.

Formats de sortie :

Comme je le disais plus haut dans les prérequis, le jeu maintenant c’est de le diffuser, mais pas n’importe comment :

Il n’est pas concevable d’envoyer un 360° de 100 Mo en une fois, alors il y a des moyens qui permettent (et c’est ce que j’utilise) de fractionner en une myriade de tout petits fichiers ce poids lourd.

Prenons comme exemple une échelle de définition de 0 à 4

Dans le principe, une fois le Flash lancé, il affiche les images à un niveau 0, puis quand il se met en auto-rotation, il va chercher le niveau 1, lors d’un zoom, le niveau 2, et ainsi de suite suivant les actions de l’internaute;

L’intérêt est évident, le Flash charge les infos dont il a besoin quand il en a besoin, ce qui explique la petite roue qui tourne de temps en temps et symbolise l’activité ainsi que la charge en mémoire.

Le bénéfice est réel pour tout le monde en ce sens que l’internaute peut commencer a naviguer dans l’image, la bande passante ne sature pas pendant que le Flash se charge petit à petit et l’auteur ne se fait pas traiter de tous les noms !!!

Il y a d’autres modes de conception du rendu final qui permettent la compatibilité sur Smartphones  et I phones de tout genre.

Je souhaite que ce petit tuto vous encourage afin de vous lancer dans vos premières réalisations.

(1 commentaire)

  1. papou

    Merci. J’aime bien comprendre et soupçonner. Quand à réaliser…. on verra plus tard !

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